lundi 8 février 2016

innomable

Elle est venue
la pierre
 dans un silence assourdissant 
le ciel 
en mille morceaux de mots 

Écoute enfin le désir 
en  ton âme
si perdue
laisse derrière toi

l'amère solitude
afin de t'ouvrir au monde
 bruits  terre minérale  

une bruine
a
inondé
t
o
n
visage

il faut se taire maintenant...C'est l'heure !

vendredi 5 février 2016

Ivresses

Il boit souvent Jack, mais il ne s'en rend pas ou plus compte.
Ça fait des années qu'il avale tout ce qui à l'odeur et le goût de l'alcool.
Il aimerait se souvenir du premier jour, o`u il a commencé à boire
mais il n'y arrive pas. Était-ce le jour de sa communion, ou bien plus tard à l'armée.
Il boit pourquoi ou pour qui ? Çà aussi il ne s'en souvient plus. Peut-être est-ce pour le plaisir tout simplement ?

"Un double scotch et pas un de ceux que tu offres d'habitude", lance Jack à l'endroit du barman.
Il l'avale d'une seul traite et ça sera pareil pour les suivants.
Il boit ainsi, jusqu'à ce que le taulier lui intime de partir:
"Jack, dépêche toi, on va fermer" !
 jack sort du bar en titubant comme il le fait à l'accoutumée et puis rentre chez lui, on se sait comment, s'affale sur le canapé et puis s'endort jusqu'à la prochaine nuit o`u il boira de nouveau pour oublier ou pour vivre à sa façon tout simplement... 

La mer

Si déserte
la mer
et pourtant l'été

dimanche 31 janvier 2016

Banalités des plus ordinaires

L'an passé...
J'ai couru après mes souvenirs
attrapé la grippe et un rhume en juin
perdu mon chat qui s'en est allé vers des cieux plus cléments
poussé la barbe et puis me l'ai rasée
contemplé le ciel et les nuages qui s'en disputent  l'empire

Aujourd'hui...
j'ai une moustache
retrouvé l'espoir ou plutôt l'espérance
couru après le temps qui me passe entre les doigts
écrit sur ma tablette des histoires aussitôt disparues
mangé une galette des rois
bu un thé vert à la terrasse de mon troquet préféré...

Bref, hier comme aujourd'hui, rien que du très banal. Mais ne dit-on pas que l’extraordinaire se trouve dans l'ordinaire des jours ? 


mercredi 27 janvier 2016

Etre ou avoir: telle est la question !

Reçu dans ma boîte mail ce matin, ce poème sur les auxiliaires être et avoir:

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
 
Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
 
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.
  Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
 
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
 
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.
 
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
 
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
 
Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
 
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.

lundi 25 janvier 2016

Ciel de Janvier






Fragment d'étoiles
ciel de janvier
si doux

et pourtant
mélancolique en vérité

dimanche 24 janvier 2016

A tire d'elle



                                  A lire entre les lignes
                                              j'en ai perdu la vue
 j'ai besoin de tes mots
        pour m'ouvrir à la lumière
                                   oseras-tu le faire pour moi
                                               ma douce ma chère et bien-aimée ?